Interview de Fabrice Tonnellier

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A l’occasion de la sortie de son nouvel album « Chakras relaxation », Fabrice Tonnellier revient sur son parcours musical et présente sa façon d’aborder la musique.

Propos recueillis par Alexis, auteur d’ouvrages sur le bien-être.

> Je suis ton parcours et ton univers musical depuis son commencement. Tu as exploré des styles très différents, comment en es-tu venu à ton style d’aujourd’hui?
Fabrice Tonnellier : Avant de commencer à composer de la musique de relaxation en 2005, j’ai d’abord composé des bandes-son pour des jeux vidéos (Invasion [1999] sur Playstation, Mah-Jong Master 3D tr [2003] sur PC…). J’ai donc effectivement composé des musiques dans les styles très électroniques autours des années 2000! Cependant j’étais déjà intéressé par la world-music et l’ambient. Pour l’anecdote, une de mes musique qui avait été repérée par le magazine de Radio Nova était justement une musique qui mêlait des sonorités électroniques lounge et musique asiatique!
D’une certaine manière il y a toujours eu un lien entre les musiques électroniques et la spiritualité car la musique électronique a un aspect introspectif.
Dans le même temps je me suis intéressé au développement personnel et à la méditation, c’est à ce moment là que j’ai découvert la musique de relaxation, et j’ai découvert que cela pouvait être un beau style musical. J’ai eu envie d’en composer moi aussi et mes musiques ont rapidement rencontrées leur public.

> D’album en album, je dirais que tu es parti de sons plus ambiants pour te diriger vers davantage de composition. Quant aux sonorités, moins de nappes et plus de « world ». Qu’en penses-tu ? Comment définirais-tu ton évolution musicale ?
F. T. : Bien sûr mon style évolue avec le temps, et cela dépend aussi du thème que j’ai choisi pour un album. Par exemple mon album « Reiki Plénitude » est beaucoup plus « ambiant » et méditatif que mes autres albums car cela me semblait mieux adapté pour la pratique du reiki. Mes CD « Silk Road Lounge » ou « Chakras relaxation » ont plus de variété car ces albums s’y prêtent bien.

Didgeridoo, flûte, Zion drum, et clavier midi.> Au-delà des synthétiseurs et arrangements en informatique musicale, tu aimes également jouer du didgeridoo, du piano et tu travailles également ta voix. Quelle dimension ont ces éléments dans ton travail actuel, et à venir ?
F. T. : C’est essentiel car cela complète les compositions, les instruments acoustiques et la voix apportent une dimension plus intuitive et sensible, c’est même vraiment un aspect que je souhaite développer pour de prochaines créations. C’est aussi une façon de me ressourcer, de me promener dans la nature et de jouer du didgeridoo, c’est simplement jouer dans l’instant présent.

 >Ta pratique de la méditation ou du reiki t’aide-t-elle à composer ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?
F. T. : Oui bien sûr, de par ma pratique du reiki j’avais depuis longtemps l’idée de composer un album sur le thème des chakras. Les compositions devaient être faites dans les tonalités et des ambiances associées aux sept principaux chakras. En fonction du moment ce n’était pas toujours évident et cela m’a demandé de prendre le temps nécessaire pour mes recherches et pour l’inspiration.

chakras-relaxation-600px> Comme tout album orienté « world » et relaxation, « Chakras relaxation » semble avoir des origines multiples. Japon, Chine, peut-être Australie… Qu’en es-t-il? Ton travail s’inspire en majorité de quelles cultures, de quelles contrées ?
F. T. : Lorsque j’ai commencé cet album, j’ai d’abord pensé m’inspirer de la musique indienne traditionnelle. Les sept chakras principaux sont associés à différents éléments et émotions, et au fil des compositions j’ai préféré aller vers plus de variété car cela s’y prête vraiment bien. Donc effectivement on y retrouve des sonorités des différents continents. Pour mon inspiration personnelle j’apprécie beaucoup la musique traditionnelle indienne, les musiques traditionnelles et modernes japonaises, la flûte native amérindienne, ou encore le handpan, dans un registre plus contemporain.

> Dans ton idéal, comment s’écoute un album de ce type ? Plutôt en fond sonore, en pratiquant une activité zen, ou bien en écoutant sans rien faire d’autre ?
F. T. : Les musiques de relaxation sont parfaites en accompagnement d’activités de bien-être, yoga, massages… Mais j’ai plusieurs retours de personnes qui en écoutent aussi pour peindre, écrire ou pour travailler… Et si une musique est inspirante, on doit pouvoir aussi l’écouter juste pour le plaisir, c’est un de mes souhaits lorsque je compose.

 

© 2016-2017 Fabrice Tonnellier